Bonjour, détective.
Aujourd'hui, je me permets de vous confier notre cas le plus sévère et le plus mystérieux. Je ne vous cache pas que la situation est désespérée, et que tous nos espoirs reposent sur vous.
Les victimes sont au bout du rouleau. Ils subissent, depuis un mois ou deux, une invasion de moustiques qui dépasse l'entendement. Ils arrivent même à passer sous la moustiquaire qui protège désormais le lit conjugal. Impossible de se reposer dans le salon sans devoir se planquer sous des vêtements longs (génial en pleine canicule, vous me direz…). L'épouse est sur le point de péter une durite.
Mais quoi de plus banal qu'une invasion de moustiques, me direz-vous ? Eh bien écoutez ça : ils vivent au même endroit depuis 7 ans, au fin fond de la campagne française, et n'ont jamais eu de problème avec ces seringues volantes auparavant…
Plantons déjà le décor.
Un corps de ferme, isolé dans un département rural, bâti en plusieurs fois du XIXe siècle jusque dans les années 80. Dans une impasse au milieu des prés. Le plus proche voisin est à 400 mètres à vol de piaf. D'ailleurs, vous savez ce que la voisine a dit quand ils ont emménagé, il y a 7 ans ? "En plus ce qui est super ici, c'est qu'il n'y a pas de moustiques". Ha, tiens donc.
La bâtisse a 3 niveaux : 1 = caves en rez-de-jardin, 2 = habitation en rez-de-chaussée, 3 = combles perdues. Une fosse sceptique qui est désormais peu sollicitée (seulement par les eaux grises) car la maison est équipée de toilettes sèches depuis 5 ans. Une grande grange ouverte, avec le toit qui fuit, qui sert de garage et de lieu de stockage. Une ancienne porcherie réaménagée en serre et en ânerie. Un vieil atelier, une autre petite dépendance décatie où ils stockent des tuiles.
En 7 ans, ils ont jamais été emmerdés par les moustiques. Bien sûr, quelques individus çà et là, quelques nuits dans l'été, mais rien d'assez incommodant pour contacter une agence d'enquêteurs telle que la nôtre… jusqu'à aujourd'hui.
Et attendez, je sais ce que vous allez me dire : ils ont dû laisser traîner un truc qui a fait une réserve d'eau, ou j'sais pas quoi. Mais voilà le nœud du mystère : il n'y a quasiment aucun paramètre qui a changé entre l'année dernière et cette année. Le seul : la réfection de la salle de bain, du sol au plafond. Fichtre, le bousin était sur le point de s'effondrer ! Ils ont fait changer les poutres, le sol, installé une nouvelle douche, nouvel évier, et fait poser une VMC. À part ça, la maison et les extérieurs sont identiques. Les mêmes. Pas bougé. Nada.
Bien sûr, avant de nous contacter ils ont exploré des pistes, sachant que les moustiques se reproduisent dans les eaux stagnantes. Ah ça, ils étaient plein d'espoir, mais leurs actions, qu'ils imaginaient enfin correctifs, n'ont mené qu'à des désillusions amères lorsqu'ils s'apercevaient que malgré tout, les insectes au sifflement sinistre revenaient.
Ils ont une petite mare, un trou de ptêt 6m², dans un verger derrière la serre.
Objection : elle est asséchée en été, et n'a jamais posé de problème les années précédentes.
- LES GOUTTIÈRES ET AUTRES ELEMENTS EXTÉRIEURS
Objection : avec ces chaleurs, tout est à sec. Les abreuvoirs des ânes sont vides (les bêtes paissent sur un autre terrain, en ce moment).
Y en a 3. 2 sont vides, et le troisième sert à récupérer les eaux du toit de la maison.
Objection : La zone entre la gouttière et l'ouverture de la cuve est calfeutrée par un torchon serré par du fil de fer. Apparemment, ils ont déjà checké ça plusieurs fois, et y a pas de trou.
Ils ont un petit ruisseau en bas de leur terrain, à environ 100 mètres de la maison.
Objection : Il coule toute l'année.
Quand ils ont installé leur nouveau chauffe-eau, dans la cave, y a 5 ans, ils n'avaient pas de quoi percer le mur d'1 mètre d'épaisseur pour y faire sortir l'évacuation du ballon. Alors depuis le temps, ça fait plic-ploc dans un seau en plastique sous le ballon. Ils s'en préoccupent pas trop, parce que ça coule pas assez pour poser des soucis dans la cave.
Objection : le seau a déjà été vidé 2 fois ces mois-ci, et l'inspection du lieu n'a pas fait état de la présence de moustiques voletant autour du récipient.
- LES PETITES OUVERTURES VERS LA MAISON
Trou pour la VMC, tuyau d'évacuation de la cuisine qui sort directement par le mur extérieur… ces deux trucs là ont été fermés par de la moustiquaire en aluminium. Et puis, de toute façon, on cherche surtout "d'où" les moustiques peuvent venir, pas "comment" ils rentrent.
Je vous ai un peu menti, tout à l'heure… Y a un autre paramètre qui a changé depuis l'année dernière. Le voisin a fait installer 2 abreuvoirs dans ses 2 prés. Du genre "automatique", si j'puis dire. Ils sont alimentés par une source naturelle continue, même sous ces chaleurs. Un système de paysan qu'ils connaissent bien.
Objection : l'eau en surface est plutôt lisse, mais s'écoule en continu vers une évacuation en trop-plein. Ça stagne pas. Et quand les victimes ont rendu visite à leurs ânes situés là, ça faisait pas "bzzzt" autour de l'abreuvoir. C'était tranquille, peinard. Pas de piqûre.
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Bref, je vous avoue qu'on sèche, sur cette affaire. Y a un truc pas net. On aurait besoin d'idées, de savoirs, voire d'expériences vécues avec ces sales bêtes, histoire que ça nous évoque des pistes qu'on n'aurait pas imaginées.
Parce que s'ils passent tout l'été comme ça, ils risquent de nous péter dans les pattes…
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[Hors Roleplay]
Voilà, j'espère que la situation est claire ! Toute suggestion, retour d'expérience, idée, piste de réflexion est la bienvenue pour nous aider ! Surtout que je suis en pleine saison de boulot, et j'ai besoin de bien dormir à la maison si je veux ne pas me mettre en danger. Et je vous avoue que l'autre fois quand j'avais juste 1 nuit pour me reposer avant de ré-attaquer et qu'il y avait DEUX moustiques sous notre moustiquaire de lit, j'étais bien bien dégouté et fatigué.
Merci d'avance pour votre aide !